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DLUO et FEFO : le guide complet pour les marques de compléments alimentaires

Tout ce qu'une marque de compléments alimentaires doit comprendre sur la DLUO (ou DDM) et sur le FEFO pour ne plus jamais jeter de stock ni rater un contrôle.

DLUO et FEFO : le guide complet pour les marques de compléments alimentaires

DLUO, DDM, DLC : on clarifie

Depuis 2015, la DLUO (Date Limite d'Utilisation Optimale) a été renommée DDM (Date de Durabilité Minimale) dans la réglementation européenne. Mais dans le langage courant et sur le packaging, les deux sont encore utilisés. Concrètement : c'est la date "à consommer de préférence avant".

La DLC (Date Limite de Consommation) concerne les produits hautement périssables (viande, poisson frais). Pour un complément alimentaire, on parle de DLUO/DDM : passée la date, le produit peut perdre en efficacité, mais pas forcément dangereux.

Pour votre marque, c'est simple : la DLUO est une promesse de qualité tenue jusqu'à cette date, au-delà vous ne pouvez plus garantir le dosage, la stabilité ou l'efficacité.

FIFO vs FEFO : la différence qui vaut des milliers d'euros

Le FIFO (First In First Out) trie par ordre d'arrivée : on sort d'abord ce qu'on a reçu en premier. Simple, mais inadapté aux produits datés.

Le FEFO (First Expired First Out) trie par DLUO : on sort d'abord ce qui va périmer le plus tôt, peu importe la date de réception.

Sur un catalogue de compléments alimentaires avec 50 SKUs et 200 lots actifs, l'écart cumulé entre FIFO et FEFO sur 12 mois, c'est généralement 3 à 8% du stock jeté en perte sèche — soit 30 000 à 80 000 € pour une marque qui fait 1 M€ de CA.

Ce que la DGCCRF vérifie exactement

En cas de contrôle, la DGCCRF demande typiquement : la traçabilité complète d'un lot (d'où il vient, où il est, à qui il a été vendu), les certificats d'analyse fournisseur, la conformité étiquetage (allégations, dosages, AJR), les conditions de stockage documentées.

  • Traçabilité amont : qui vous a livré le lot, quand, avec quels documents.
  • Traçabilité aval : à quels clients le lot a été expédié, dates, quantités.
  • Conditions de stockage : températures relevées, hygrométrie, procédures.
  • Conformité étiquetage : allégations autorisées, dosages exacts, AJR correctement calculés.

5 erreurs classiques qui coûtent cher

  • Mélanger deux lots dans un pilulier reconditionné : impossible de tracer si un rappel survient.
  • Accepter une palette fabricant arrivée chaude sans contrôle : vous reprenez un risque invisible.
  • Stocker des probiotiques à température ambiante "parce que la notice dit éviter la chaleur" : les souches meurent.
  • Ne pas archiver les CoA (certificats d'analyse) fournisseur : en audit B2B, vous ne pouvez plus prouver la qualité.
  • Expédier un lot proche DLUO à un client qui vient de souscrire une cure 3 mois : réception d'un produit qui périme avant la fin.

Checklist avant un contrôle DGCCRF

  • Mes certificats d'analyse fournisseur sont-ils archivés par lot ?
  • Ma traçabilité aval est-elle exportable par lot en moins de 2h ?
  • Mes procédures de stockage (T°, hygro) sont-elles documentées ?
  • Mes allégations santé sont-elles toutes autorisées par le règlement CE 1924/2006 ?
  • Mon étiquetage est-il conforme (ingrédients, AJR, DLUO, n° de lot visible) ?
Notre WMS applique FEFO strict, archive chaque CoA par lot, trace chaque commande et permet un export DGCCRF en moins de 2h. C'est votre filet de sécurité.

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